Timochenko
Plus de 2 000 Ukrainiens ont participé samedi12 mai à un congrès de l'opposition en plein air à Kiev pour protester contre le régime du président Viktor Ianoukovitch et réclamer la libération des opposants emprisonnés, notamment de l'ex-premier ministre, Ioulia Timochenko.
Les manifestants se sont réunis sur une place dans le centre-ville à l'appel de plusieurs partis d'opposition, dont celui de Mme Timochenko, qui purge une peine de sept ans de prison et a été transférée cette semaine de sa colonie pénitentiaire à l'hôpital, souffrant de hernies discales.
"Liberté pour l'Ukraine ! Liberté pour Ioulia !", a scandé Olexandre Tourtchinov, le chef adjoint du parti de l'opposante. Evguenia Timochenko, la fille de l'ancien premier ministre, a de son côté lu un message rédigé par sa mère en prison où elle expose son projet de réformes politiques afin de démocratiser le pays. "Maman, je sais que tu m'entends maintenant et je suis sûre que tu seras de retour parmi nous", a déclaré Evguenia, les larmes aux yeux. Le rassemblement a été retransmis en direct par au moins une chaîne de télévision.
échecs
11 May 2012 at 3 p.m. The first game of the World Chess Championship between Vishy Anand of India and Boris Gelfand of Israel will take place in the Engineering Building of the State Tretyakov Gallery (which is located at number 12, Lavrushinsky pereulok).
Entrance is free.
During the match for the World Chess Champion title, a unique video broadcast in Russian and English will be available on the official game website. The chess portion of the broadcast will be commented on by leading grandmasters and chess experts including Nigel Short, Jan Timman, Peter Leko, Peter Svidler and Alexander Grischuk. Studio commentary will be made by press center guests – former world champions, World Cup holders, and winners of major international tournaments. And for the first time during a video broadcast of a chess tournament, there will also be a separate studio where well-known art historians will discuss the role and place of Russian art in the context of Russian history and world artistic culture. The Russian and foreign audiences will get acquainted with the key themes of works of Russian visual art from icon painting through the Soviet period.
la vie cachée du secret M. Poutine!
When an election worker pointed to candidate information on a wall, Mr. Putin said he did not need it, but gesturing at his wife of 29 years, he added, “She’s not up to speed.” Mrs. Putin chuckled. Then her husband left her behind, walking away to insert his ballot in the box and to talk with reporters while she continued to fill out paperwork.
Though they ultimately exited with her holding his arm, some of the reaction the next day was biting. One photograph, which circulated on the Internet, showed Mr. Putin seeming to shake his wife’s hand. The caption said, “Until we meet in six years” — when he is next up for re-election.
The Putins are seen so rarely together that it is unclear if she will attend his inauguration on Monday or if she will perform any duties as first lady during Mr. Putin’s new term.
The Election Day appearance was a reminder of the nearly impenetrable secrecy that has enveloped them and their two daughters since Mr. Putin, a former K.G.B. agent, rose to power 12 years ago. The longer he rules Russia, the more discussion of his family life seems taboo.
The Russian leader and his wife are widely believed to live apart. Their daughters attended college under assumed names, and many of their classmates did not know their true identities. Even now, it is not known if they live in Russia or abroad, and what, if anything, they do professionally.
pussy riot
Tout a commencé le 21 février, quelques jours avant la présidentielle russe. Quelques jeunes femmes en cagoules et collants flashy investissent la cathédrale du Christ Saint-Sauveur, au milieu de la place Rouge. L’espace d’une minute, elles y entonnent leur prière punk – “Vierge Marie, sois féministe, délivre-nous de Poutine !” – avant de se faire éjecter par des gardes peu réceptifs à leur supplication. Quelques jours plus tard, la police débarque à leur domicile. Trois d’entre elles, Maria, Ekaterina et Nadejda, sont incarcérées en attente de leur jugement dans la prison numéro 6. Elles risquent d’y rester longtemps : le 19 avril, leur détention préventive a été prolongée jusqu’au 24 juin. Accusées d’hooliganisme – elles auraient attisé la haine religieuse –, elles risquent sept ans de prison selon la loi russe.
Tout est allé très vite pour ce groupe de filles qui n’existait pas il y a encore quelques mois. C’est pendant les manifestations et le courant protestataire de la fin 2011 que la bande – moyenne d’âge 25 ans – s’encagoule. Leur ambition ? Donner masquées des concerts sauvages là où on ne les attend pas : dans le métro à Moscou, sur le toit d’une prison pour exiger la libération d’Alexeï Navalny, enfermé parce qu’il avait manifesté, ou au beau milieu de la place Rouge où elles vocifèrent un provocant “Poutine se chie dessus”, les bras en l’air, grisées par les fumigènes.
nouvelles arrestations
Lors des affrontements entre la police et les opposants au président élu Vladimir Poutine, la police a arrêté des opposants, dont Sergueï Oudaltsov.Une journaliste a vu des policiers casqués frapper à l'aide de matraques des dizaines d'opposants afin de disperser la manifestation et procéder à une dizaine d'interpellations.
la RDA, le tampon russe
"Pour moi l’Allemagne de l’Est est un pays de conte, très très lointain", raconte Christian Petzold. Fils d'Allemands de l'Est, réfugiés à l'Ouest dans les années 1950, le réalisateur de Barbara reçoit Metro dans un café en face à l’East side gallery, un des seuls pans du mur de Berlin encore debout. "Quand le mur est tombé, on a voulu tout effacer de la RDA. Son économie comme sa culture, poursuit-il. La seule chose qui reste, ce sont les histoires, transmises oralement."
guerre et pé-nis
Pour rencontrer les activistes de Voïna (guerre en russe), il faut commencer par prendre contact, uniquement par Internet "à cause des écoutes". Après, on doit les convaincre de rencontrer un journaliste puis attendre le rendez-vous, fixé au dernier moment dans les rues de Saint-Pétersbourg… Ensuite, il faut souffrir l’humeur d’Oleg, plutôt caustique : "Vous avez une rubrique spécial voyou dans votre journal ?" Ou virulent quand il balance à tout-va, contre les journalistes bien sûr, les artistes, l’Occident et le consommateur moyen, trop flasque à son goût. Pouvait-on s’attendre à autre chose ?
la Russie à livre ouvert
Elena, une dame d'un certain âge aux allures d'intellectuelle, est installée devant une petite table dans une salle en sous-sol de l'un des cafés du passage Milioutine [dans le centre de Moscou]. Assis près d'elle, Ilia, un jeune homme à lunettes, et Dacha, une jeune fille tranquille à l'air concentré, l'écoutent : “On recommence à mener une double vie, comme au temps de l'Union soviétique. Cela vaut pour tout le monde, pas uniquement les gays et les lesbiennes, c'est général. A l'époque, on était une personne au travail, et une autre à la maison. Cette schizophrénie était la norme. Toute ma vie j'ai joué un personnage alors qu'en réalité j'étais quelqu'un d'autre. Il est très difficile de garder le cap dans ces conditions, de ne pas sombrer”. Ilia l'interroge : “Y a-t-il eu un moment où vous vous êtes sentie libre en Russie ?” “Non, jamais. J'ai toujours dû dissimuler, pour que les enfants n'aient pas de problèmes, pour qu'on ne me chasse pas de mon travail. J'enseigne dans un institut supérieur de langues de Moscou. On a de ces barbus, là-bas, s'ils apprenaient que j'aime les femmes, ils me rendraient la vie impossible”.
“Elena, vous êtes un livre très intéressant”, conclut Ilia. Cet échange a lieu au cours d’une journée de la Bibliothèque vivante, consacrée ce jour-là aux problèmes de la communauté des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). Les règles du jeu sont les suivantes : les participants sont divisés en "Livres" et "Lecteurs". Le “livre” est représenté par une personne qui se heurte dans son quotidien aux stéréotypes et aux préjugés.
tradition et modernité
Dans de nombreuses régions de la Russie, l’identité éthnique et culturelle cosaque est de plus en plus forte. “Dans les mots de notre grand romancier Léon Tolstoï, les Cosaques sont ceux qui ont créé la Russie explique Vladimir Ponomaryov. Ils ont aussi toujours été l’avant-garde, en développant et en maintenant les frontières de la Russie. Ce sont avant tout des guerriers.”
Sous le régime communiste, les Cosaques étaient au banc de la société, leur reconnaissance niée. Leur culture a survécu dans les chants et les danses traditionnels, connus dans le monde entier.
les hackers, des nouveaux Cosaques
En 2011, les criminels russophones ont capté plus d'un tiers du marché mondial de la cybercriminalité. Cette forte augmentation de la fraude en ligne, dans et hors du pays, fait de la Russie une superpuissance en matière de criminalité numérique. Telles sont les conclusions du rapport « États et tendances du marché du cybercrime en Russie en 2011 » publié par Group-IB, un cabinet d'études russe spécialisé dans la sécurité. Selon ses estimations basées sur des données provenant aussi bien d'organismes publics que de partenaires, en 2011, le marché de la cybercriminalité mondiale a atteint 12,5 milliards de dollars environ, dont 4,5 milliards sont imputables à des criminels Russes et russophones (incluant ceux qui vivent hors de Russie).
